La France a découvert Moussa alors qu’il a injustement incarcéré au Bangladesh au cours d’une mission humanitaire. Malgré l’indignation et le soutien, personne n’a vu venir le bien qui se trouvait dans cette épreuve : Bani Street.

Rapide rappel des faits

Le 22 décembre 2015, responsable de la région Asie chez Baraka City, Moussa est arrêté au Bangladesh. Il était parti pour visiter des camps de réfugiés Rohingyas. La raison de son arrestation est que son nom de converti n’est pas celui qui figurait sur les papiers officiels : Puemo Maxime Tchantchuing. Bien qu’en réalité, comme il le dit dans une interview réalisée par StreetPress, c’est son implication pour la cause des Rohingyas qui a déclenché cette situation. Donc basée sur des accusations injustes et infondées.

Pour rappel, les Rohingyas sont une communauté musulmane Birmane, qui est la population la plus persécutée au monde. La haine à leur égard est telle qu’ils ne leur reconnaissent aucun droit de sol. Cette population est considérée comme illégale, par conséquent elle est massacrée.

C’est ainsi que sa tourmente a commencé. Il est finalement relâché après 70 jours d’emprisonnement. Notamment grâce à une mobilisation très importante de la part de Baraka City, et de ses soutiens. Toutefois, coup de théâtre à sa libération. Moussa n’a pas le droit de sortir du territoire. Il s’est donc retrouvé en liberté conditionnelle le 1er mars, en attente d’une audience qui n’a cessé d’être annulée et reportée.

Mise à jour : Il a annoncé le 24 juillet 2016 sur sa page facebook qu’il était enfin libre.

moussa message

Moussa et les “Bani street” (enfants de la rue)

C’est ainsi que dans l’attente de sa libération, il utilise le temps dont il dispose pour faire le bien. Ce qui a commencé par une épreuve est devenu un bienfait. En effet, depuis sa libération conditionnelle, Moussa est parti à la rencontre de son nouvel environnement de vie. Et il y a des découverts de petits êtres qui ont besoin de soutien.

En sillonnant les rues, il a rencontré des enfants dans la rue qui se sont avérés être des Rohingyas. Au départ, il les aidait en leur donnant de quoi se nourrir. Puis petit à petit, avec une association locale, il a commencé à travailler sur un projet pour leur apporter une éducation et un hébergement.

“Dans son quartier, il s’occupe d’enfants des rues, qui ont dix ou douze ans maximum. Il essaie de monter un projet pour leur trouver un hébergement. C’est comme ça qu’il s’occupe actuellement”, explique son frère, qui a passé un mois à ses côtés. (source : jeuneafrique.com)

Ce projet qui a germé petit à petit, a finalement pris vie sous le nom de Bani Street. Un nom qui n’est pas anodin puisqu’il signifie “enfant (au sens de progéniture) de la rue”. Le lancement officiel s’est fait vendredi 24 juin 2016. Moussa a présenté en direct via skype le projet, les enfants qu’il a rencontré, ainsi que leur histoire.

Découvrez la vidéo de lancement du projet Bani Street où son parcours, et son projet sont présentés. Une vidéo qui fait d’ailleurs un clin d’œil à un film magnifique de part la musique choisie. Ce film c’est “Slumdog Millionaire” qui traite la situation d’enfants de la rue en Inde :

Un parcours qui montre que les plans d’Allah swt sont parfois difficiles à comprendre pour nous. Alors que lui nous a déjà planifié une suite à faire fondre de bonheur. Comme le Prophète saws a dit : “Chacun est dirigé vers sa destinée” hadith rapporté par Muslim.

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