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Allô docteur, comment va ma planète ?

Par Ickpale Khalifeh

Publié le 15 décembre 2014
Rubrique : Consommation

La planète va mal, et ce n’est plus un secret. S’agit-il d’une simple augmentation de température ? Vous l’aurez sûrement remarqué, l’été a laissé place aux canicules et aux sécheresses. Où sont les 4 saisons de notre enfance ?

De quoi parlons-nous ?

Des catastrophes naturelles dévastatrices qui se succèdent ? De l’eau qui se fait rare ? Des arbres que l’on abat à chaque seconde en Amazonie, la forêt que l’on surnomme les “poumons de la planète” ? Des espèces de la faune et de la flore disparues à tout jamais ? De l’habitat d’autres espèces que nous menaçons d’éteindre ? Au Nord, le fameux discours de la fonte des glaciers qui n’effraie plus personne bien que le phénomène se soit accéléré spectaculairement ces dernières décennies ? Et puis, il y a l’augmentation des océans, l’air pollué et les déchets de l’Homme qui pourrissent notre planète.

Il n’est pas nécessaire d’être un membre de Greenpeace pour dénoncer ces phénomènes. Nous, musulmans, avons la responsabilité de notre environnement. Surtout lorsque nous aurons quitté cette Terre, que laisserons–nous à nos enfants ?

Eau-secours !

L’eau, c’est la vie. Elle représente 70 % de la composition de l’être humain et 70 % de la composition de la Terre. Elle nourrit, désaltère, lave, purifie et fait pousser toutes sortes de choses ! Allah swt dit dans le coran : « [25] Nous faisons pleuvoir en abondance, [26] puis Nous fendons profondément la terre [27] et Nous y faisons pousser des grains, [28] des vignes et des légumes, [29] des oliviers et des palmiers, [30] des jardins touffus, [31] des fruits et des pâturages, [32] pour vous en faire jouir, vous et vos troupeaux » Sourate 80 Abasa (le renfrogné) ; versets 25 à 32.

On pourrait penser que la montée des eaux n’est pas si catastrophique, mais pas du tout ! Il est vrai que la planète, appelée “planète bleue” est une gigantesque baignoire bien remplie. En revanche l’eau dont nous avons besoin est plus rare et précieuse. 99,7 % de l’eau de la planète est inutilisable. Nous nous partageons donc 0,3% d’eau douce pour plus de 7 milliards d’habitants de quoi engendrer des inégalités. Deux personnes sur dix n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Et surtout, neuf pays se partagent 80 % de l’eau des réserves mondiales.

D’après les Nations-Unies, en 2025, la pénurie en eau douce s’accentuera essentiellement dans les régions déjà en manque de structure, telles que l’Afrique subsaharienne, l’Afrique de l’Est, le Moyen Orient, le Proche Orient et une partie de l’Asie Orientale. La planète souffre d’une part de l’épuisement de ses ressources naturelles, mais elle suffoque aussi de toutes nos négligences. En moyenne, 80 millions de déchets terrestres par an et 190 kilos de produits toxiques par seconde sont déversés dans les océans et les mers de quoi donner le vertige ! L’eau douce diminue et en parallèle l’eau des mers et océans s’élèvent encore et toujours tout en se faisant salir et intoxiquer. Entre 20 cm et 60 cm d’élévations sont attendues d’ici 2100. Certains scénarios catastrophiques plonge-raient Los Angeles et Saint-Pétersbourg sous les flots d’ici là !

R.I.P la biodiversité de la planète

Pensez-vous que nous ne serons pas jugés pour cet assassinat écologique ? L’activité humaine accélère le rythme de l’extinction des espèces cent fois plus vite que le rythme de l’extinction naturelle. 26 000 espèces de notre faune et de notre flore disparaissent chaque année dans le monde. Essentiellement à cause du réchauffement climatique et de l’urbanisation. À savoir que ces chiffres sont indicatifs, car ils sont extrapolés d’hypothèses sur l’estimation de la biodiversité générale et les causes des extinctions. Par exemple le taux de déforestation par an.

D’ici 2050, plus de 25 % d’espèces auront définitivement disparu de la Terre à cause de l’Homme, de quoi diminuer notre biodiversité. Ces extinctions se concentrent essentiellement dans les forêts tropicales, car elles renferment la majeure partie des espèces de la faune et de la flore qui peuplent la biosphère. Actuellement, on estime à 12 millions le nombre d’espèces vivantes qui se situent essentiellement dans la canopée de ces forêts. C’est-à-dire le sommet des arbres, conséquences tragiques de la déforestation.

La destruction de ces forêts tropicales se fait essentiellement dans les îles. C’est la flore qui subit le plus d’extinctions dans les régions tropicales. Par exemple, à l’Île Maurice, 19 espèces de plantes ont disparu à jamais, dont la plupart sont des arbres. Il est aussi à noter que certaines plantes ne se reproduisent plus du tout. L’histoire du “vieux” Calvaria major dans les îles tropicales, dont les jours sont comptés désormais, aura résisté lui et ses compatriotes plus de trois siècles. Sa disparition éminente est due à l’extinction d’un oiseau mythique, le dodo. Cet animal permettait en effet la germination de l’arbre lui assurant ainsi sa reproduction. Mais l’Homme aura eu raison de cet oiseau par sa chasse à l’époque des navigateurs.

Ensuite, les régions les plus touchées après les forêts tropicales sont : la Californie, le centre du Chili, le Sud de l’Afrique Australe et l’Australie méridionale. Dans ces régions, les espèces les plus menacées présentent un grand nombre d’espèces arborées et herbacées de la famille des orchidées, des broméliacées. Ainsi que de nombreuses espèces de plantes grasses (plantes grasses méditerranéennes). Enfin, de manière générale, pour la faune, les continents sont aussi touchés que les océans mettant en péril de très grandes espèces, telles que les cétacés (baleines) ou encore les rhinocéros africains.

Quel avenir pour la planète ?

La solution pour préserver l’écosystème est simple, mais demande à chacun de fournir un effort, ce qui en fait une solution compliquée : respecter son environnement tout simplement. Les campagnes de sauvegarde des animaux existent depuis longtemps, mais la question interpelle-t-elle vraiment l’humanité ? Si les frelons venaient à disparaître par exemple, tant mieux pour nous, dirions-nous. C’est tout sauf agréable un frelon, n’est-ce pas ? Mais connaissez-vous son rôle dans l’écosystème ? Allah swt l’a-t-il créé sans raisons ? « En vérité, Nous avons donné une juste proportion à tout ce que Nous avons créé. » Sourate 54 Al-Qamar (la lune) ; verset 49. Ce qui fait que l’existence du frelon est aussi légitime que la nôtre. SI ce n’est plus utile à la planète.

Pour la diminution des ressources naturelles rares, la chose n’ira pas en s’améliorant, car le nombre d’habitants ne cessera d’augmenter. Irons-nous vers un avenir périlleux ? Les guerres pour l’eau par exemple, qui ont déjà commencé depuis des années. La guerre pour le pétrole, les pierres précieuses, le bois, etc. Et que dire du phosphore ?

Oui, tiré du phosphate de roche, cet élément peu connu du public régie l’un des marchés mondiaux les plus importants : l’agriculture. Car ce petit symbole ” P ” (symbole chimique) permet tout simplement aux superpuissances mondiales de faire pousser leurs produits et les vendre un peu partout dans le monde. Et sans phosphate comment ferions-nous pour manger ? Alors, les seuls privilégiés au monde qui possèdent cette ressource, le Maroc, la Tunisie, les Etats-Unis et la Chine vont se donner à cœur joie d’augmenter leurs prix. Et puis, peut-être que cela ne fera pas plaisir à d’autres pays…. L’avenir nous le dira, mais il n’est pas inhabituel de voir un conflit émerger pour un intérêt financier, l’Homme est désormais sans surprise !

Si chacun et chacune, à son échelle individuelle, assume sa responsabilité. Si chacune et chacune met en place des actions anti-gaspillage Si chacun et chacune prend conscience de son impact, alors in sha Allah nous pourrons faire de notre mieux pour réduire les inégalités et les injustices…

 

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