Alors qu’en France, certains figures politiques et/ou publiques se battent pour décerner le prix de la victime des violences sociales la plus légitime ; en Nouvelle-Zélande, le peuple entreprend des initiatives concrètes visant l’union. L’une d’entre elles est le mouvement : #headscarfforharmony !

#headscarfforharmony (Un foulard pour l’harmonie)

Une semaine après l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande qui a fait 50 morts, de nombreux citoyens de confession musulmane ne se sentaient plus en sécurité. Et pour cause, leur tenue vestimentaire est la preuve de leur appartenance religieuse. En cela, ils sont une cible facile, et les femmes en sont souvent les premières victimes.

C’est ainsi que l’initiative #headscarfforharmony (un foulard pour l’harmonie) a vu le jour. C’est Thaya Ashman, médecin à Auckland, qui en entendant une femme de confession musulmane et portant le foulard dire qu’elle avant peur de quitter sa maison après l’attentat qu’elle a eu cette idée (source IlmFeed). L’initiative a pris une telle ampleur sur les réseaux sociaux, que des programmes télévisés ont conçu pour enseigner aux femmes la manière de porter le foulard pour ce vendredi 22 mars 2019.

Cette initiative qui a pris une ampleur inattendue (pour nous, public francophone faisant face à une islamophobie décomplexée. Plus particulièrement envers le hijab). En effet, des milliers de néo-zélandaises ont décidé de porter le foulard une semaine après l’attentat, pour montrer leur soutien et solidarité envers la communauté musulmane. Ces femmes, (et hommes), sont venues assister à la prière du vendredi, vêtues d’un foulard. 

Un signe fort

Dans ce contexte, où des personnes ont été abattues du fait de leur confession. Cette initiative est un signe particulièrement fort. Que ce soit face aux personnes islamophobes au sein du pays, qu’envers celles qui le sont dans le monde. On pense notamment aux personnalités qui ont inspiré l’auteur de cette tuerie perpétrée à Christchurch. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, ou encore les personnalités politiques françaises.

Ces milliers de femmes ont accepté, par solidarité, de porter le foulard. Ce morceau du tissu qui pose tellement de problèmes aux femmes musulmanes. Allant de la discrimination au meurtre. Un acte qui signifie réellement “They are us, We are one” (Ils sont nous, nous sommes un). Mots prononcés par la Première ministre Néo-zélandaises, Jacinda Ardern. Une initiative dont la seule définition est : “Liberté, égalité, fraternité”. 

La France dans tout ça

Sans suprise, malheureusement, en France, c’est un autre scénario. Non seulement, c’est pas un sujet qui intéresse ; mais en plus, s’il fait la Une alors c’est pour remettre en question la légitimité de l’injustice causée par l’ambiance islamophobe internationale.

En effet, qui de mieux pour s’exprimer sur la question de l’ambiance islamophobe que les principaux acteurs de cette islamophobie en France ? Chose habituelle, puisque lorsqu’il s’agit de parler des femmes portant le hijab par exemple, tout le monde est invité au débat, sauf la femme musulmane portant le foulard. Des débats sur le foulard dont plus d’un en ont assez. Ce qui, en avril 2016, avait d’ailleurs donné naissance à une initiative similaire à #headscarfforharmony, mais qui n’a pas pu recevoir le même accueil. Et oui, nous sommes en France, pays où la conception de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité est très différente, voire inexistante. Cette initiative c’était #Tousvoilés.

À quand donc des paroles et des actions en France qui reflètent réellement la devise française, plutôt que de l’hypocrisie, le racisme, et de l’étroitesse d’esprit ?

En attendant, nombreux sont ceux qui remercie le peuple Néo-zélandais d’illuminer les cœurs. Un remerciement qui va bien-entendu à Jacinda Ardern qui se positionne très fermement en tant que leader en ouvrant la voie à la fraternité plutôt qu’à la haine !

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