Encore un crime d’honneur, acte contraire aux principes islamiques. Cette fois, c’est Israa Gharib, 21 ans, qui a fait éclater ce nouveau scandale sur les réseaux sociaux il y a quelques jours. Cette jeune Palestinienne a fait les frais de la rumeur, et en a payé le prix avec sa vie.

Crime d’honneur sur fond de rumeurs

Israa Gharib, jeune maquilleuse Palestinienne, venait de se fiancer avec son cousin. Avec l’autorisation de sa mère, elle est sortie faire un tour avec lui et la sœur de son fiancé, soit sa cousine. En famille donc, ils sont sortis, et la cousine de Israa a décidé de faire une story sur leur sortie. Israa a fait de même. Sauf que sa cousine a décidé d’envoyer cette story à son oncle et son cousin, le père et l’un des frères de Israa. Son but était de propager la rumeur selon laquelle Israa aurait porté atteinte à l’honneur de sa famille. Ceci a eu pour résultat un déchaînement de violence à l’encontre de Israa. Ses cris étaient tellement forts, qu’une vidéo filmée par un voisin montre le voisinage en train de s’affoler autour de leur domicile pour tenter de la sauver. Elle a terminé à l’hôpital avec la colonne vertébrale brisée.

Pendant un moment de répit, Israa en a profité pour faire un story pour dénoncer les mensonges propagés à son sujet. Elle a même fait intervenir sa mère oralement pour confirmer que l’accord avait bien été donné. Malheureusement, ça n’aura pas suffit, le poids du “qu’en dira-t-on” a eu raison de Israa, qui perdra la vie quelques heures plus tard. Faisant de son propre sang ses meurtriers.

Que dit l’islam de ces crimes d’honneur 

Les crimes d’honneur n’existent pas, tout comme l’excision n’existe pas en islam. Malheureusement, nombre sont les cultures qui font passer leurs traditions avant les principes de Dieu. Ce qui est bien dommage puisqu’en islam une femme doit être protégée, et non maltraitée. Et très souvent, ce sont les coutumes qui imposent aux femmes des choses dont l’islam les a libérées, et protégées. 

Face au poids des traditions, l’islam appelle à la remise en question des modes de vie, et des uses et coutumes. D’ailleurs Dieu dit dans le coran à propos de ceux qui sont attachés à leurs coutumes au point de rejeter les lois de Dieu : “[170] Lorsqu’on dit aux infidèles : « Conformez-vous à ce que Dieu a révélé », ils rétorquent : « Non, nous devons plutôt nous conformer à ce que nous ont légué nos ancêtres » Eh, quoi ! Les suivraient-ils même s’ils manquaient de discernement, même s’ils étaient dans l’erreur ? [171] Ces infidèles font songer à des animaux qui n’entendent que les sons et les cris des appels confus qu’on leur lance, et qui, sourds, muets et aveugles, sont incapables d’en saisir le sens” Sourate 2 Al-Baqara (la vache) ; versets 170 et 171. Un appel à la remise en question de nos uses et coutumes à tous…

Que nous apprend cette situation ?

Ce triste cas de figure fait ressortir plusieurs choses complétement contraires à l’islam : la médisance, la calomnie, l’oppression, l’injustice. Cette situation nous montre jusque où peut aller une simple rumeur sans fondement. Ça nous montre aussi l’absence de raisonnement islamique qui appelle à entendre les deux parties, à se référer à des personnes considérées comme dignes intellectuellement, et surtout à juger sur la base de preuves avec la crainte de Dieu. La mort de Israa, et de tellement d’autres femmes mortes sans que leur droit à un traitement juste leur soit donné, prouve les manquements religieux de ceux qui devaient équitablement trancher, conseiller, aider à résoudre la situation.

La calomnie d’une femme innocente est un péché grave. La médisance est un péché grave. La jalousie est un péché grave. Les mauvaises intentions en vue de briser des relations sont un péché grave. L’atteinte à la vie d’un être innocent est un péché grave. Pourtant, rien n’y fait. Les gens ont peur des gens, et non de Dieu. Comme Allah swt dit dans le coran : “Ces nouvelles défaitistes ne sont que l’œuvre de Satan qui les utilise pour intimider ses adeptes. Ne les craignez donc pas, mais craignez-Moi, si vous êtes de vrais croyants !” sourate 3 Al-Imran (la famille Imran) ; verset 175

Comme il est dit dans le coran, malheureusement, nos plus grands ennemis peuvent être des membres de notre propre famille. Au lieu de s’aimer, se protéger, faire preuve de compréhension et de miséricorde ; la médisance et la jalousie prennent le pas et coûtent injustement la vie à des innocents.

Une histoire bien triste, pour une réalité encore plus triste. Heureusement, à travers la médiatisation de ce crime d’honneur, les uses et coutumes seront amenés à être repensés. Malheureusement, c’est encore l’islam qui en fera les frais, alors même que cet acte est réprouvé par les règles islamiques. Une occasion de tous et toutes se remettre en question. Les dégâts de la médisance sont réels.

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