Être issu des quartiers dit “défavorisés” n’est pas toujours synonyme de barrière sociale. Et pour cause, parfois cela peut même être un moyen facilitant l’accès au travail, ou dans ce cas présent aux études. En effet, Kery James, célèbre rappeur Français, aide les bacheliers et les étudiants à réaliser leurs rêves.

A.C.E.S tour

Kery James, dont les présentations ne sont plus à faire, est de ceux qui profitent de leur notoriété pour agir au profit de l’avenir : la réussite des jeunes issus des quartiers populaires. En décembre 2014, il lance la tournée A.C.E.S (Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Servir) qui a pour but d’encourager les jeunes à poursuivre leurs études. Au cours de cette tournée solidaire qu’il effectue dans plusieurs villes de France, et qui est l’occasion d’un concert acoustique, il reverse une partie de son cachet aux lauréats du A.C.E.S Tour pour offrir une bourse d’études pouvant atteindre 15000€. Au départ soutenu dans cette démarche par principe et financièrement par Omar Sy et Florent Malouda, il est aujourd’hui rejoint par d’autres célébrités et/ou personnalités comme Soprano, Mokobé, Youssoupha, Lassana Diakité, Luc Abalo, Rachida Brakni, Fabrice Eboué, Vincent Parisi, Fif de Booska P, Tefa, Marie Audigier.

Pour participer, les candidats doivent avoir le baccalauréat, mettre en ligne sur viméo une vidéo de trois minutes dans laquelle ils présentent leur projet d’étude. Puis, le lien doit être envoyé à l’adresse mail : bourseaces@gmail.com. Ensuite, le jury, dont Kery James en personne, sélectionne les lauréats qui recevront une bourse d’études directement sur la scène de concert. Toutefois, l’édition 2016 s’est fraîchement terminée, donc il faut rester connecté dès septembre 2016 sur la page facebook de Kery James, ainsi que son site pour connaitre la prochaine date d’ouverture des participations, ainsi que les dates et lieux de la tournée A.C.E.S.

Kery James préoccupé par l’avenir des jeunes

En 2008, Kery James crée l’association A.C.E.S (Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Servir) afin de permettre l’accès aux études aux jeunes des banlieues. Il dit d’ailleurs sur sa page skyrock, où il décrit le projet A.C.E.S : “La 1ère de ces convictions est que les personnes issues des banlieues sont les plus à même de comprendre les problèmes que l’on peut y rencontrer et par delà d’y apporter une amélioration, à défaut d’une solution… Ma deuxième conviction est que le chemin le plus sécurisé pour parvenir à une réussite économique et sociale reste encore les études, et ce, malgré les exceptions”. Ainsi, l’association propose du soutien scolaire aux jeunes de banlieue, afin de susciter chez eux une vraie volonté de rester à l’école pour réussir et poursuivre ensuite vers des études supérieures. Il considère que mettre l’accent sur les plus jeunes est essentiel, puisque qu’ils sont porteurs de l’avenir. Pour les bacheliers et les plus âgés, c’est la possibilité d’obtenir une bourse d’études qui a été mise en place, notamment par le biais du A.C.E.S Tour lancé en décembre 2014.

Dans cette cause qu’il défend, il encourage d’ailleurs ses confrères qui disent représenter cette jeunesse, à être plus conscients et plus impliqués dans l’avenir de ces jeunes, en mettant à leur disposition des moyens de réussir sans subir l’injustice des inégalités. “On n’est pas condamnés à l’échec” est donc le leitmotiv de l’A.C.E.S.

Banlieusards

Kery James, qui est un rappeur conscient, n’est pas seulement celui qui dénonce, mais également celui qui pousse vers la remise en question. À travers son titre “Banlieusards” sorti en 2008 et utilisé comme fond sonore de la campagne de A.C.E.S Tour ; Kery James interpelle les jeunes. Ces jeunes souvent stigmatisés qui se laissent aller dans la débauche sans chercher à se battre pour réussir. Parfois, en décrivant une réalité qui n’a pas vieilli, parfois en apostrophant les jeunes par des paroles plus fermes comme : “À toi de voir ! T’es un lâche ou un soldat ? Entreprends et bats-toi !” ; il appelle à un réveil des consciences. Tant des jeunes directement concernés appelés ici “les banlieusards”, que des consciences de tous ceux qui peuvent apporter un soutien pour faire du changement une réalité et une preuve qu’il est possible de réussir si c’est réellement ce que l’on veut.

Alors pour reprendre les mots de Kery James, qui sont des mots pleins d’espoir et de raison, plus particulièrement dans le climat politique que nous connaissons actuellement : “Il faut que la deuxième France se réveille… On est pas condamné à l’échec… Ceci n’est pas une plainte, c’est une révolution”.

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