On attribue le terme consanguin à l’enfant issu de l’union de personnes apparentées. C’est-à-dire des personnes qui ont au moins un ancêtre commun. Il est important de se rappeler les paroles de notre bien-aimé Prophète saws à ce sujet qui nous invitent à nous éloigner de nos proches lorsqu’il s’agit de choisir un époux ou une épouse. 

Risques du mariage consanguin

Ainsi, il incombe à tout un chacun de comprendre que ce conseil ne repose pas seulement sur d’éventuels problèmes intra-familiaux. Mais relève de la santé des descendants de l’union. La science est formelle à ce sujet : les unions consanguines augmentent le risque de maladies rares. En d’autres termes, dans la population générale, une maladie rare aura plus de risque d’apparaître chez l’enfant issu d’une union entre cousins.

Les maladies récessives sont des maladies qui s’expriment uniquement si le gène est en double exemplaire. La consanguinité augmente le risque de malformations cardiaques, cérébrales, et d’autres maladies génétiques graves. Plus le lien de parenté est proche, plus ce risque est grand !

Transmission du gène defectueux

En effet, chacune de nos cellules renferme 46 chromosomes répartis en 23 paires. Dans chaque paire, un chromosome vient du père et l’autre de la mère. Chacun d’entre nous possède donc tous les gènes en deux exemplaires, les uns d’origine paternelle, les autres maternelles. Cependant, de nombreuses maladies génétiques liées à un gène défectueux, n’apparaissent que si le gène défectueux est présent en double exemplaire (image ci-dessous). C’est-à-dire dans la copie venant du père et dans celle de la mère. C’est ce qu’on appelle une maladie récessive.

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Donc, même si le gène défectueux d’une maladie génétique donnée est peu répandu dans la population générale ; au sein d’une famille concernée, il est sans doute présent chez plusieurs de ses membres. Mais il ne s’exprimera pas tant qu’un individu n’aura pas les deux copies du gène. Dans le cadre d’un mariage consanguin dans une famille concernée par ce gène défectueux, leurs enfants ont un risque nettement plus accru de recevoir ce gène muté en deux copies. Et donc d’être frappé par une maladie génétique. Traduction, quand un gène responsable d’une maladie génétique existe dans une famille, le mariage consanguin facilite l’éclosion de la maladie.

Exposé détaillé des risques

Le risque d’être porteur d’une version mutée d’un gène est d’autant plus grand que la maladie est plus rare. On voit clairement à travers le tableau ci-dessous, que pour des maladies comme la mucoviscidose dans la dernière colonne, le risque est trois fois plus grand. Et il est 62,5 fois plus grand pour une maladie encore plus rare.

La mucoviscidose (maladie qui touche les voies respiratoires et le système digestif) est une maladie autosomique (qui touche tous les chromosomes à l’exception des chromosomes sexuels) récessive. C’est la maladie génétique la plus fréquente dans les populations occidentales (1 nouveau-né sur 4 000 environ).

Autre exemple, celui de la phénylcétonurie. Dans la population générale, le risque pour un couple d’avoir un enfant malade est de 1/10 000. En revanche, ce risque monte jusqu’à 1/1600 pour les unions entre cousins germains. Il y a donc 6 fois plus de risque, ce qui n’est clairement pas négligeable.

La phénylcétonurie est une maladie génétique rare et grave, en relation avec un trouble du métabolisme de la phénylalanine (acide aminé d’origine alimentaire), entraînant une accumulation de cette dernière dans l’organisme. Elle est responsable d’une arriération mentale progressive en l’absence de traitement approprié. Dans des pays comme la France, la Belgique, la Suisse et de nombreux autres pays, on procède dès la naissance à un dépistage systématique de la phénylcétonurie.


Très rare Rare Moins rare
Fréquence de la maladie dans la population générale 1/1000000 1/140000 1/2500
Risque pour les enfants nés d’un couple de cousins germains 1/16000 1/3200 1/800
Risque relatif X 62,5 X 12,5 X 3

Il convient donc de suivre les préceptes et les conseils du Prophète saws, qui concordent comme toujours avec toutes les données scientifiques. Les unions entre membres d’une même famille sont à éviter. Encore une preuve que l’Islam et la science sont indissociables, et bien loin d’être incompatibles.

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