Le mariage est un tournant primordial dans la vie des musulmans. Sauf qu’à l’approche du mariage, un tas de questions se posent ! Avec ou sans musique ? Mixte ou non-mixte ? Les clichés concernant le mariage religieux ont la peau dure. Et si notre religion était tellement parfaite qu’elle exige, que ce jour soit festif ? Vous n’y croyez pas ? Voici la preuve en hadith et en paroles, tirés du livre de Amr Abd al-Mun3im Salim intitulé « Les règles du mariage ».

L’obligation d’annoncer le mariage

On pourrait facilement penser qu’un mariage religieux doit être très discret. Qu’il ne doit pas être remarqué, ou même qu’il est mieux de faire très simple. Si le simple et le discret ne sont aucunement blâmables, notons que le mariage religieux ne doit pas rester secret non plus. L’usage du tambourin (bendir, duff) est très recommandé pour proclamer et annoncer le mariage. Tel était l’usage de nos pieux prédécesseurs (qu’Allah les agrée). Et tel était l’ordre du Prophète saws.

Deux hadiths à ce sujet :

  • Le hadith de la mère des croyants, Aïsha (radia Allahou 3anha) : Elle a accompagné, lors des noces, une femme qui a épousé un homme des Ansar. Le Prophète saws a fait cette remarque : « Ô Aïsha, n’y avait-il pas de divertissement avec vous ? Certes, les Ansar aiment le divertissement » Rapporté par Al-Bukhari.
  • Le hadith de Quraza Ibn Ka’b et d’Abu Mas3ud (radia Allahou 3anhom) : Amir Ibn Sa3d Al-Bajali a dit : « J’ai rendu visite à Quraza Ibn Ka’b, Abu Mas3ud et un troisième homme. J’ai trouvé des petites filles jouant du tambourin et chantant. J’ai dit : « Vous acceptez cela alors que vous êtes les compagnons du Prophète saws ? » Ils ont répondu : « Il a permis de chanter lors de la célébration des mariages, et de pleurer les morts sans lamentation » » Rapporté par Al-Hakim, et Al-Bayhaqi.

On constate à travers ces hadiths que le divertissement, les chants et l’usage du bendir n’ont rien de haram. L’Islam nous permet de célébrer cette merveilleuse chose qu’est le mariage, d’une façon digne. Tout en se réjouissant, et en se divertissant.

Le repas de noce

Quand organiser le repas de noce ?

Cette sunna recommandée est organisée par le mari après la nuit de noces. Selon le hadith d’Anas Ibn Malik (radia Allahou 3anho) : « Après la consommation de son mariage avec l’une de ses épouses, le Prophète saws m’a envoyé inviter des hommes au repas » Rapporté par Al-Bukhari.

Combien de temps durent les noces ?

Les noces durent trois jours, car Anas Ibn Malik (radia Allahou 3anho) a dit : « Le Prophète saws a épousé Safiyya (ndlr, esclave copte) avec son affranchissement comme dot. Aussi, il a organisé les noces pendant trois jours » Rapporté par Abu Ya’la.

On note que tout comme pour l’aïd, les festivités peuvent s’étaler sur 3 jours. C’est la sunna de faire durer ce moment convivial. Notre religion nous encourage à « marquer le coup » dans la mesure du possible. Et non pas à expédier l’événement comme une simple modalité. Évidemment, chaque couple dispose de moyens financiers différents.

Les chants durant le mariage

Il est recommandé aux femmes de chanter entre elles lors des mariages. Afin qu’elles puissent passer un bon moment entre elles, en s’amusant. Voici deux hadiths qui prouvent que l’on peut chanter tout en jouant du tambourin (bendir, duff) :

  • Le hadith d’al-Rubayyi Bint Mu3awwidh (radia Allahou 3anha): « Le Prophète saws m’a rendu visite lors de mes noces. Il s’est assit sur mes coussins comme tu le fais à l’instant. Quelques jeunes filles de ma famille se sont misent à jouer du tambourin et à faire l’éloge de mes parents tués lors de la bataille de Badr. Quand l’une a dit : “… et parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qu’il y aura demain ». Le Prophète est intervenu en disant : « Laisse cela et reprends ce que tu disais auparavant » » Rapporté par Ahmad, Al-Bukhari, et Abu Dawud.
  • Le hadith du Muhammad Ibn Hatib (radia Allahou 3anho) : Abu Balj Yahya Ibn Abi Salim rapporte qu’il a dit à Muhammad Ibn Hatib : « Je me suis marié avec deux femmes sans qu’on n’ait jamais joué du tambourin lors des noces. Il m’a répondu : « Quelle vilaine entreprise ! Le messager d’Allah saws a dit : « Certes, le son est ce qui sépare le licite de l’illicite ». Il entend par le son, jouer du tambourin » » Rapporté par Ahmad, et Al-Tirmidhi.

Quelques règles à observer concernant le chant des femmes

Le chant entre femmes reste soumis à plusieurs conditions et entre autres :

  • Ne pas chanter en présence d’hommes
  • Ne pas accompagner les chants de musique (le tambourin étant le seul instrument permis)
  • Les chants ne doivent pas comporter de description de femmes, d’obscénités, ou d’éloges de choses illicites.

Ainsi, un mariage religieux à tout intérêt à être festif, heureux, joyeux. Car c’est ainsi que le célébraient nos pieux prédécesseurs et notre bien-aimé Prophète saws. De plus, cet événement n’est pas des moindres dans l’Islam. Rappelons-nous que le mariage est un changement considérable dans la vie du musulman. Une des plus grandes adorations du croyant. Alors demandons-nous : qui doit être le premier invité à cette fête ? Allah le Très Haut, bien entendu. Et Allah sait mieux.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter l’ouvrage « Les règles du mariage » écrit par Amr Abd Al-Mun’im Salm et notamment les pages : 61, 62, 63, 119, 126 et 127.

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