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Perturbateurs endocriniens : mon corps n’est plus d’accord !

Par Meriem Bendriss

Publié le 20 décembre 2014
Rubrique : Santé

Cancers, malformations, infertilité, dérèglements hormonaux (hypophyse, seins, thyroïde, ovaires, …) : les perturbateurs endocriniens sont appelés à la barre !

De quoi parlons-nous ?

En France et dans le monde, le taux de fertilité est en baisse fulgurante. Aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le nombre de cancers augmente lui aussi, malgré les campagnes de prévention. Les malformations génitales à la naissance voient leur taux augmenter. Et ce, particulièrement chez les garçons, entraînant souvent de lourdes conséquences.

Posons-nous la question : comment, avec toutes les avancées scientifiques, les campagnes de prévention, et tout ce dont nous disposons de nos jours, ces taux ne cessent de croître ? Qui est montré du doigt par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) mais également par le rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et de l’Organisation mondial de la Santé (OMS), rendu public le 19 février 2013 ? Qui est responsable ?

Perturbateurs endocriniens, et conséquences

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques, d’origine naturelle ou artificielle, étrangères à l’organisme et qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien induisant ainsi des effets délétères sur l’organisme ou sur ses descendants. Ils sont présents aussi bien dans l’alimentation, les produits d’hygiène, cosmétiques, que dans les médicaments.

Dieu a fait du corps humain, une usine qui tourne sans cesse, où des messagers : les HORMONES. Elles sont nombreuses et essentielles, sont divisées en plusieurs familles bien qu’elles constituent un ensemble : le système endocrinien. Il régit le développement du fœtus, les changements physiques des adolescents, la ménopause des femmes et l’andropause des hommes, la reproduction, le métabolisme, la circulation sanguine, le taux de glucose dans le sang et bien d’autres fonctions du corps. De ce fait, tout l’organisme est potentiellement victime des PE (perturbateur endocrinien).

Témoignage

Fatima, 30 ans, professionnelle de santé, Marseille : “En septembre 2011, j’ai mis fin à un congé maternité et repris le travail. Organisation compliquée avec ma fille qui, de plus, était souvent malade. J’étais toujours dans le stress. Je n’y prêtais pas attention : travail/ enfant/ mauvaise alimentation (entre fast-food et micro-onde). Je ne me sentais pas fatiguée. Au réveil, j’avais l’impression d’avoir « la pêche». Je mangeais beaucoup, mais je ne grossissais pas et j’avais continuellement des diarrhées.

Lors de ma seconde tentative de grossesse, j’attendais avec impatience de faire le test. Mais au travail, mon amie s’inquiétait : mes essoufflements augmentaient à tel point que je n’arrivais pas à finir mes phrases. Je pensais à de l’asthme simplement.

Elle a donc pris l’initiative de m’emmener voir un cardiologue de l’hôpital où nous travaillons. Il était très inquiet : essoufflement sévère, et tachycardie au repos. Il pensait à une embolie, ensuite il s’est tourné sur ma thyroïde, qui était un peu grosse. Après un bilan complet, mes hormones thyroïdiennes étaient complètement déréglées, mon foie perturbé, un peu tout mon corps finalement.

Un radiologue m’a prescrit en urgence un rendez-vous dans la journée chez l’endocrinologue. Étonnée de mes résultats, elle a d’abord traité mon cœur et ensuite ma thyroïde. Le diagnostic : Maladie de Basedow. (C’est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une maladie générée par l’organisme face à ces propres tissus ou cellules. Il s’agit d’une auto-agression de l’organisme contre la glande thyroïde. La conséquence est une production très importante d’hormones thyroïdiennes causant une augmentation de taille de la glande et une hyperthyroïdie).

Je suis sous surveillance tous les mois chez l’endocrinologue. Impossible de déterminer clairement l’origine de ma maladie. Donc j’ai pris l’initiative d’améliorer mon alimentation : une consommation éclairée et plus saine afin d’éviter les cocktails de PE que l’on consomme au quotidien”.

Quelles solutions ?

Voici une liste non-exhaustive des perturbateurs endocriniens à éviter : Filtres chimiques à UV : Présents dans les crèmes solaires, certains produits capillaires (shampoing, crème…) ou vernis à ongles. Ces molécules chimiques qui filtrent les UV ont aussi un effet de perturbation endocrinienne avéré. Ils imitent l’action des hormones féminines, provoquant des retards de puberté et perturbations du développement des organes reproducteurs.

  • Phtalate : présent dans les parfums, les vernis à ongles et certains produits coiffants mais surtout dans les emballages. Ils réduisent très significativement la production de l’hormone sexuelle masculine : la testostérone (- 30%) et gênent ainsi le développement des organes sexuels. Chez les femmes, les phtalates stimulent au contraire le développement sexuel entraînant une puberté plus précoce.
  • Alkylphénol : présent dans certains produits nettoyants corps et cheveux, mousse à raser et produits coiffants. Leurs effets toxiques et perturbateurs endocriniens ont été démontrés par plusieurs études scientifiques : malformations des organes reproducteurs, diminution du nombre de spermatozoïdes et perturbation de l’équilibre des hormones reproductives.
  • Paraben : ils se comportent dans le corps comme des œstrogènes. Le Buthylparaben est grandement lié aux altérations de l’ADN des spermatozoïdes chez les hommes rencontrant des problèmes d’infertilité.
  • Résorcinol : dans les colorations capillaires, même celles dites « végétales », c’est un perturbateur endocrinien de la thyroïde qui passe aisément la barrière cutanée.
  • Triclosan : Ce puissant antibactérien, utilisé comme conservateur en cosmétique, pose aussi des problèmes endocriniens (souvent dans les dentifrices)

Cette liste est malheureusement non-exhaustive. Face au très grand nombre d’ingrédients à surveiller sur les étiquettes, le plus simple est encore d’adopter des produits cosmétiques biologiques aux formulations 100% d’origine naturelle.

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