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Laylat al-Qadr, la nuit aux mille bienfaits

Laylat al-Qadr, la nuit aux mille bienfaits

 

Laylat al-Qadr, la nuit à ne manquer sous aucun prétexte pendant le tant attendu mois du ramadan. Et pour cause, cette nuit est la nuit de tous les miracles ! Une nuit qui peut changer le destin d’une personne …

Laylat al-Qadr, c’est quoi ?

Il s’agit de l’une des dix dernières nuits impaires du ramadan. Il y a bien entendu des hadiths qui mentionnent laquelle en particulier. Mais il est préférable de s’en tenir à cette règle en raison de ce hadith :

D’après Abdallah Ibn Ounays (radia Allahou 3anhou) : J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! Informe moi dans quelle nuit doit être recherchée la nuit du destin. Le Prophète (salalahou 3aleyhi wa salam) a dit : « Si je ne craignais pas que les gens délaissent la prière sauf durant cette nuit je t’aurais informé de cela » Rapporté par At-Tabarani

Laylat al-Qadr est le moment phare du ramadan. Ceci pour plusieurs raisons :

  • Laylat al-Qadr équivaut à mille mois
  • C’est la nuit durant laquelle le coran a été révélé
  • Pendant cette nuit bénie, les anges descendent
  • C’est une nuit de paix absolue

C’est pourquoi les musulmans sont invités à pratiquer avec beaucoup plus de ferveur pendant les dix dernières nuits ramadan. Ceci dans l’espoir d’effectuer des actes d’adoration en cette nuit dont la valeur est mille fois plus importante. Dans l’espoir aussi d’être de ceux qui bénéficieront des bienfaits que renferme cette nuit. Allah swt dit dans le coran :

« [1] En vérité, Nous avons révélé le Coran dans la nuit de la Destinée. [2] Et quelle merveilleuse nuit que la nuit de la Destinée ! [3] Car la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois réunis ! [4] C’est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l’Esprit saint pour exécuter tout ordre divin. [5] Et c’est au cours de cette nuit que règne une paix ineffable jusqu’au lever de l’aurore ! » Sourate 97 Al-Qadr (la destinée).

Quels sont les bienfaits de cette nuit ?

Ibn Rajab al-Hanbali a dit: « Ô Ceux qui ont perdu leur temps avec des futilités, regagnez ces moments qui vous ont échappé pendant la nuit du destin. Car la nuit du destin vaut une vie entière. J’ai guéri mon cœur, longtemps malade, avec cette nuit. Cette nuit qui équivaut à toutes mes nuits »

Laylat al-Qadr est l’occasion de rattraper le temps perdu, et de réorienter son destin. En effet, chaque acte d’adoration pratiqué avec sincérité en cette nuit-là, sa valeur est multipliée mille fois minimum. En cela, nombres disent qu’elle équivaut à 83 ans d’adoration. 

De ce fait, Laylat al-Qadr est la nuit où les croyants sont invités à veiller jusqu’à l’aube. Une veillée pour prier, se repentir, faire du dikhr, lire le coran, et méditer.

C’est une nuit durant laquelle celui ou celle qui est pardonné, se voit lavé du poids de ses péchés. Son cœur est ainsi purifié, et son destin s’annonce plus lumineux que jamais comme Ibn Rajab Al-Hanbali le dit.

Le Prophète saws a dit : « Celui qui pratique l’adoration durant la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés » Rapporté par Al-Bukhari

Enfin, Laylat al-Qadr renferme beaucoup d’autres bienfaits accessibles selon la piété de chacun. Ainsi, les plus pieux auront le privilège de vivre une expérience incroyable en cette nuit bénie. Une expérience de spiritualité extrême. Plus le croyant est sincère et humble dans sa volonté de se rapprocher de Dieu, plus Dieu lui offrira le privilège de sa présence.

Comment en tirer le maximum de profit ?

Pour pouvoir profiter de cette nuit, il faut consacrer ses dix dernières nuits à sa recherche. Et ce, même pendant les nuits paires. Celles-ci permettent d’adopter un bon rythme, qui la nuit du destin venue fait de vous une personne en état de faire de votre mieux. 

La première étape est d’exprimer une intention sincère de rechercher cette nuit, et de pratiquer dans l’espoir de la miséricorde de Dieu. Vous devez savoir pourquoi vous faites ce que vous faites. Et vous devez savoir ce que vous attendez de vos efforts envers Dieu.

Ensuite, il faut se couper de toute source de distraction. Mettez en place vos priorités et soyez strictes à ce sujet. Pas de téléphone, pas de netflix, pas de télévision, même 5 minutes. Si vous avez la chance d’être en famille, alors réunissez-vous pour pratiquer ensemble et augmenter la part de baraka de vos actes d’adorations. Sinon allez à la mosquée si vous en avez la possibilité. Ou sinon, passez vos nuits en tête-à-tête avec Dieu.

Enfin, comme Laylat al-Qadr est la nuit du pardon de Dieu, elle est la nuit où on fait honneur à sa miséricorde. Il y a une invocation à répéter avec ferveur pendant les 10 dernières nuits du ramadan pour exprimer son repentir :

“Allahoumma innaka 3afouwoun, touhiboul-3afwa, fa3afouw 3anni ” ce qui signifie : “Allah, Tu es le Pardonneur, et Tu aimes pardonner, alors pardonne-moi”

Alors pour ne pas être de ceux qui vont terminer le ramadan sans avoir été pardonnés, sortons de notre zone de confort. Cette nuit vaut toutes nos nuits !

D’après Abou Houreira (radia Allahou 3anhou), le Prophète (salalahou 3aleyhi wa salam) a dit : « Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés et celui qui jeûne le ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés » Rapporté par Al-Bukhari

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Islam : excès alimentaires et spiritualité

Islam : excès alimentaires et spiritualité

La religion chrétienne considère les excès alimentaires, plus joliment appelés « gourmandise », comme étant l’un des septs péchés capitaux. En effet, elle s’oppose à une vertu importante de la spiritualité qui est l’abstinence et/ou la retenue. 

Nous sommes ce que nous mangeons

Cette phrase doit être méditée. L’alimentation impacte beaucoup plus d’aspects que les kilos que l’on peut prendre si on ne maîtrise pas ses envies. Une mauvaise alimentation, c’est non seulement manger trop (sucré, salé et gras). C’est aussi manger mal (de façon désordonnée). Et c’est aussi la sous-alimentation excessive (carences). Ces trois façons de consommer affaiblissent le corps et nourrissent un système de maladies qui devient de plus en plus complexe si on ne change pas rapidement ses habitudes.

Plutôt que de lister le nom des maladies comme il est d’usage de le faire, listons les effets. Les excès alimentaires vont dans un premier temps déformer le corps, puis lui faire perdre sa souplesse naturelle. Ils vont abîmer les articulations, puis vont impacter l’estime de soi, tuer le cœur, puis la foi.

Ils vont aussi s’attaquer au métabolisme. Ces excès vont boucher les artères, vont affaiblir le cœur, empoisonner le sang, épuiser le système digestif et les organes d’élimination, et s’attaquer aux tissus internes. Tout cela va bien sûr se voir sur la peau. Puis le cycle va recommencer en s’empirant, et en développant d’autres conséquences jusqu’à ce que ces excès alimentaires abandonnent son propriétaire à une triste fin.

En clair, le pire cancer est une alimentation malsaine. Elle est la mère d’un grand nombre de maladies physiques et psychologiques qui ne devraient pas figurer dans les pages qui composent la vie d’un musulman. L’être musulman mange par nécessité vitale, et non par envie. Ceci parce qu’il respecte ce que Allah swt lui a prêté pour vivre sainement. Le corps est un dépôt. Comme le Prophète saws l’a dit : « […] et ton corps a un droit sur toi […] » Rapporté par Al-Bukhari. Son droit doit être respecté, car viendra un jour où il plaindra pour nous ou contre nous.

Le Prophète saws a dit : « Nous sommes un peuple qui ne mange que lorsqu’il a faim. Et lorsque nous mangeons, nous ne le faisons jamais à satiété » rapporté par Abu Houreyra.

Que dit l’islam des excès alimentaires ?

Allah swt dit dans sourate 7 Les murailles ; verset 31 : « […] Mangez et buvez en évitant tout excès ! Dieu n’aime pas les outranciers ». On comprend facilement que la gourmandise, qui consiste à manger alors que nous n’avons plus faim, n’est pas une vertue. D’ailleurs sur ce point, l’islam va encore plus loin faisant des conséquences de la gourmandise un critère de jugement.

Le Prophète saws a dit : « […] Ils témoignent sans en être dignes, ils trahissent et nul ne peut leur faire confiance, et l’obésité fait son apparition chez eux » rapporté par Al-Bukhari et Muslim. D’après ce hadith, on comprend que non seulement les effets de l’excès alimentaire sont un signe de déclin, mais qu’ils sont également une barrière empêchant le développement du cœur et de la spiritualité. En clair, la gourmandise tue le cœur, les valeurs et les principes. 

D’abord par la fainéantise dans laquelle il plonge l’être humain. Il va être détourné et éloigné des actes d’adoration. Ensuite, les excès alimentaires effacent toute notion de besoins pour les transformer en dus. Par extension, cela signifie que si aucune retenue n’est appliquée au niveau alimentaire, aucune ne le sera dans d’autres aspects de la foi. C’est pourquoi ces personnes « obèses » ne sont pas dignes de confiance. Pour être du nombre des véridiques cela signifie que la personne a non seulement la capacité de faire preuve de retenue face à ses désirs. Mais en plus, elle a conscience de Dieu, faisant d’elle une personne digne de confiance. De ce fait, la manière de s’alimenter, et le corps pour preuve, sont un moyen de se mesurer sa propre foi. Prenons-nous soin de notre corps ? Donne-t-il l’image d’une personne qui a la foi ?

Savoir se maîtriser pour savoir manger

Tout ce qui est interdit en islam ne l’est pas par hasard. Allah swt a ordonné ce qu’il y a de meilleur pour nous, de façon à ce que nous restions en bonne santé physique et psychologique pour apprécier cette vie.

Les nombreuses tentations sont là seulement pour renforcer notre foi. Nous n’avons pas été créé pour vivre dans le confort et les plaisirs au sens humain. Nous avons été créés dans le but de prouver notre force à travers des contraintes. Ne l’oublions pas : « Inna lillah w ina ilayhi raji3oun » (« Nous appartenons à Dieu, et c’est vers Lui que nous reviendrons »).

C’est donc une attitude humble que chaque musulman doit adopter face à la vie. Ceci commence par son alimentation, car elle demande une grande discipline. Lorsque le musulman est capable de faire preuve de contrôle sur cet aspect, il est en mesure de contrôler des aspects beaucoup plus difficiles. D’autant plus que faire preuve d’humilité dans son alimentation, permet de garder un sens des réalités sur le monde qui nous entoure. Manger sans excès permet de comprendre que non seulement d’autres n’ont rien ; mais que cet autre pourrait être nous. Comment vivre la famine après les excès alimentaires si ce n’est dans les lamentations ?

Le pouvoir du jeûne

Malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, le jeûne existe seulement pendant le ramadan. Et qui plus est presque une corvée pour ceux qui n’en saisissent pas les bienfaits qui en découlent. Pourtant, le jeûne est une protection à de nombreux niveaux s’il est fait avec la ferme intention de se protéger.

L’aspect le plus remarquable du jeûne est bien entendu la privation alimentaire. D’ailleurs, n’avez-vous jamais remarqué, qu’il est plus simple de dompter sa faim pour Allah swt, plutôt que pour soi-même ? À méditer !

Hormis une protection contre la surcharge alimentaire, il est une protection contre une multitude d’excès. Il nous oblige à contrôler nos passions et nos désirs. Alors naturellement, s’il est pratiqué avec la ferme intention de dompter son âme, une réflexion s’installe sur les conséquences physiques et psychologiques de nos excès. Des conséquences qui peuvent être visibles à l’œil nu. Ou bien qui peuvent être beaucoup plus sournoises.

Le jeûne est la nourriture du croyant. Il alimente l’âme et enrichit son compte auprès d’Allah swt. Le jeûne est l’une des clés de la maîtrise de soi, car en état de jeûne sincère et transparent, le croyant doit être meilleur envers lui-même et les autres. Il est par conséquent meilleur envers Allah swt. Chaque effort pour contrôler ses passions est récompensé par une stabilité supplémentaire de l’âme. En d’autres termes, une foi et une spiritualité qui augmente à mesure des efforts entrepris.

Comme le quatrième calife, Ali (radia Allahou 3anhou) a dit : « Si Allah veut que son serviteur atteigne la piété, il lui inspire l’économie dans la parole, dans l’alimentation et dans le sommeil ». Le manque mène indéniablement à la réflexion, et donc à une spiritualité plus forte. Ainsi, les habitudes alimentaires sont un bon moyen de mesurer sa propre foi…

Ramadan 2019 : 7 causes humanitaires à soutenir !

Ramadan 2019 : 7 causes humanitaires à soutenir !

Parmi les bonnes résolutions de ce ramadan 2019, nous vous proposons de préparer un budget aumône. Une manière de distribuer vos dons au profit de ceux qui ont en besoin. C’est pourquoi nous avons identifié 7 campagnes humanitaires de ce ramadan 2019 pour faire face aux problématiques en cours.

Le Prophète saws a dit : “Celui qui apaise la peine d’un musulman, Allah lui apaisera une peine au jour du jugement dernier” Rapporté par Al-Bukhari.

Les désastres humanitaires 

BarakaCity

Pour ce ramadan 2019, BarakaCity se trouve au Yémen pour venir en aide à cette population qui subit actuellement l’un des plus importants désastres humanitaires. Sur leur compte instagram nous pouvons témoigner de la gravité de la situation. La population sur place manque de tout. Ainsi BarakaCity, permet de venir en aide aux Yéménites avec sa campagne de ramadan 2019. Pour faire un don, c’est par ici.

Syria Charity

Une autre crise humanitaire qui ne connaît pas de fin. Entre bombardements et flux migratoires importants, la population Syrienne est en souffrance. C’est pourquoi l’ONG Syria Charity s’est engagée aux côtés de cette population depuis les débuts de la guerre. À l’occasion de ce ramadan 2019, il est possible de faire des dons pour leur permettre de profiter d’un ramadan aussi décent que possible. Pour faire un don, c’est par ici.

Le Collectif HAMEB

Le Collectif HAMEB dédie sa cause à celle des Rohingyas depuis des années. C’est d’ailleurs la première ONG française à avoir fait lumière sur la situation des Rohingyas. Celle-ci ne connaît pas d’apaisement, et c’est pourquoi cette année encore il est possible de leur venir en aide grâce à cette ONG. Pour faire un don, c’est par ici.

Les populations démunies

L’ONG LIFE

Life revient cette année encore avec sa campagne « 1€ 1ftor » pour venir en aide aux populations défavorisées. Le but est de le permettre de passer un ramadan décent. Depuis quelques années, c’est avec l’aide de figures connues du public français qu’ils ont distribués les dons des donateurs. Parmi les nombreux pays d’interventions, se trouvent : le Mali, la Somalie, le Cambodge, le Liban, la Palestine, et Djibouti. Pour faire un don, c’est par ici.

Le Secours Islamique France

Autre ONG incontournable du mois de ramadan est le SIF (Secours Islamique France). Comme l’ONG Life, ils disposent de plusieurs pays d’intervention pour tenter de venir en aide à un maximum de personnes dans le besoin partout dans le monde. De leur côté, ils interviennent aussi bien en France, qu’à l’international. Pour faire un don, c’est par ici

Les oubliés du quotidien

Au coeur de la précarité

Cette ONG est l’une de nos ONG coup de coeur, tant le travail qu’ils font est considérable. Pendant le ramandan ils répondent présent à chaque iftar, et à chaque souhour. Offrant un repas à des centaines de personnes dans le besoin. Ils offrent de leur temps, et travaillent plus durs sans compter les gouttes de sueur pour offrir un moment aussi convivial que possible aux jeûneurs et à ceux qui sont dans le besoin. Pour faire un don, c’est par ici.

Baytouna

Cette ONG est aussi un de nos coups de cœur, puisqu’elle vient en aide à un pan de la société qui tend à être très souvent oublié. Les femmes qui vivent dans des conditions difficiles, abandonnées seules à leur sort. Baytouna permet de leur trouver un logement et de quoi avoir un quotidien aussi normal que possible pour pouvoir se réintégrer socialement. Pour faire un don c’est par ici.

Choisissez la cause qui vous touche le plus, ou bien répartissez votre budget sur la totalité de ces causes humanitaires. L’essentiel est que vous ne finissez pas le ramadan sans avoir partagé de ce que vous possédez. Faites preuve de fraternité …

 

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3 invocations incontournables du ramadan !

3 invocations incontournables du ramadan !

Le ramadan, ce mois merveilleux qu’on accueille avec joie est là. Un mois qui a beaucoup à offrir si l’on connaît ses secrets. Parmi eux, se trouvent des invocations dont la valeur est multipliée pendant le ramadan !

Invocation 1 : formuler son intention de jeûne

D’après Hafsa (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui n’a pas eu l’intention de jeûner avant l’aube, il n’y a pas de jeûne pour lui » rapporté par Abou Daoud. Cette intention est l’occasion de se rappeler que ce jeûne nous le faisons pour Dieu. Par conséquent, ça implique d’avoir conscience des conditions de validité du jeûne. Entre autres, ne pas s’énerver, ne pas mentir, ne pas critiquer…

C’est un rappel que toute la journée de jeûne est dédiée à Dieu. C’est lui qui au final validera ce jeûne ou non. Alors travaillez la sincérité de votre intention, et ayez conscience de vos faits et gestes durant la journée, afin de parfaire votre comportement. Le jeûne effectué sur la base d’une intention sincère est un moyen puissant de renforcer sa foi.

« Allahouma nawaytou an assoum el youm hada laka ya Allah » ce qui signifie : « Dieu, j’ai l’intention de jeûner ce jour pour toi O Allah »

Invocation 2 : pendant la journée de jeûne

En plus de vos obligations religieuses et personnelles, il est important de pratiquer le repentir. Pour se faire, il y a une invocation qu’il est important de répéter surtout les 10 derniers jours et nuits du ramadan. Mais le fait de la répéter pendant toute la durée du ramadan renforce votre demande de pardon auprès de Dieu. Alors prenez l’habitude de la répéter aussi souvent que possible.

« Allahoumma innaka 3afouwoun, touhiboul-3afwa, fa3-afouw 3anni  » ce qui signifie : « Allah, Tu es le Pardonneur, et Tu aimes pardonner, alors pardonne-moi »

Invocation 3 : au moment de la rupture du jeûne

Juste avant de rompre votre jeûne, il y a également une invocation qui relève de la sunna. Celle-ci vient clôturer votre journée de jeûne en montrant votre reconnaissance à Dieu. Toujours dans le but d’espérer la validation spirituelle de son jeûne, et d’être récompensé pour celui-ci. 

« Allahoumma ini ilayka soumt, wa bika amant, wa 3ala rizqika aftart »  ce qui signifie : « Allah, c’est pour toi que j’ai jeûné, c’est en toi que je crois, et c’est avec ta subsistance que je romps le jeûne » à compléter avec cette invocation (après avoir coupé le jeûne avec de l’eau et des dattes) : « Dahaba el-zama w btallati el-3ourouq w thabata el-ajrou in sha Allah » ce qui signifie « La soif est dissipée, les veines sont abreuvées et la récompense restera avec la volonté d’Allah »

Vous voilà informée des 3 invocations incontournables du ramadan. Ces invocations sont une invitation à l’humilité spirituelle, et à la connexion avec Allah soubhana wa ta3ala. Alors ne les oubliez pas, et partagez l’information autour de vous. Bon ramadan !

Elle a refusé sa demande en mariage, il a fait appel à la sorcellerie

Elle a refusé sa demande en mariage, il a fait appel à la sorcellerie

Voici une extraordinaire histoire vraie (vidéo en fin d’article) à graver dans son esprit, tant ses enseignements prouvent la puissance d’Allah swt, et les paroles du Prophète saws. Une preuve que la sorcellerie n’a aucun pouvoir face à Dieu.

« [102] … Les gens apprenaient d’eux le moyen de séparer le mari de sa femme, mais ils ne pouvaient nuire à qui que ce soit sans la permission du Seigneur. D’ailleurs, de telles pratiques les initiaient beaucoup plus à ce qui était nuisible qu’à ce qui était utile. Sans compter que ceux qui s’y adonnaient savaient bien qu’ils n’auraient aucune part de bonheur dans la vie future. À quel vil prix ont-ils ainsi aliéné leurs âmes ! Mais le savaient-ils ? [103] S’ils avaient cru et s’ils avaient craint Dieu, la récompense qu’ils auraient obtenue eût été bien meilleure. Mais le savaient-ils ? » Sourate 2 Al-Baqara (la vache) ; versets 102 et 103

Un homme arrogant

Comme le Prophète saws l’a dit, une femme pieuse est la plus grande richesse de ce monde. Sur la base de ce principe, un homme a demandé en mariage une femme qui se trouvait être pieuse. Celle-ci a entendu sa demande, mais avant de lui répondre, elle a décidé de se renseigner à son sujet. Elle a découvert que cet homme n’était pas pratiquant. Et que bien-entendu le reste n’était pas à la hauteur de sa foi. Alors, c’est naturellement qu’elle a refusé sa demande, en lui disant qu’elle n’épouserait qu’un homme pieux.

Au lieu de comprendre que cette femme n’était pas pour lui, cet homme a très mal pris le refus. Connu socialement et riche, il était absolument impossible qu’une femme lui refuse une demande en mariage. Il s’était donc mis en tête que cette femme deviendra sa femme malgré elle. C’est ainsi qu’il a eu l’idée de faire usage de la sorcellerie.

Une sorcellerie inopérante

Il s’est donc rendu auprès d’un sorcier, l’informant de sa volonté d’épouser cette femme qui lui a offert pour seule réponse un refus. Le sorcier lui a dit que ça lui coûterait cher, mais que le lendemain, il aura ce qu’il demande. Le lendemain, l’homme est retourné voir le sorcier, sauf que celui-ci l’informe qu’il n’a rien pu faire. Toutefois, il lui a recommandé un autre sorcier plus tenace, qui saura comment faire. Le deuxième sorcier lui a dit que ça coûtera plus cher, par contre le lendemain, la situation serait réglée.

Le lendemain, l’homme est revenu, sauf que là aussi, la sorcellerie n’a pas fonctionné. Alors ce deuxième sorcier lui a recommandé un troisième sorcier. Le maître de tous ceux qui pratiquent la sorcellerie dans ce coin. L’homme est allé à sa rencontre, et l’a informé de la situation. Le grand sorcier lui a dit que c’est d’accord, mais que ça lui coûterait une fortune. L’homme a répondu que l’argent n’était pas un problème, l’essentiel était qu’il puisse mettre cette femme à genoux. Le sorcier lui a dit de revenir le lendemain, et la situation serait réglée une fois pour toute.

Une femme intouchable

Le lendemain, dès que l’homme est arrivé chez le sorcier, ce dernier lui a dit que c’est impossible. Cette femme est intouchable. Et ce, malgré le fait qu’il ait tout essayé contre elle. L’homme, plus que déçu et excédé de la situation a commencé à remettre en question les capacités de ce sorcier. Celui-ci s’est justifié en disant qu’il a même tenté de lui envoyer des « maradas ». Ce sont des démons particulièrement dangereux et nuisibles. Il lui a dit : « J’ai même incité contre elle les maradas, et pourtant, ils n’ont rien pu faire contre elle. Cette femme lit chaque nuit avant d’aller dormir sourate Al-Baqara dans son intégralité ».

Une histoire riche en enseignements

Cette histoire contient une multitude d’enseignements sur la conception de la foi. Le premier enseignement est que le croyant qui place sa confiance en Allah swt, ne sera jamais déçu. Car rien ne peut atteindre un croyant, de bon ou mauvais, si Allah swt ne l’a pas décidé. De ce fait, tant que le croyant place sa confiance en Dieu et agit dans ce sens, il n’a rien à craindre de la sorcellerie.

Ensuite, la piété est faite d’action cachée dont seul Dieu est témoin. Des actions pieuses qu’Il révèle aux yeux de tous s’Il veut, comme c’est le cas dans cette histoire. Et enfin, comme Allah swt le dit dans sourate Al-Baqara, la sorcellerie ne produit que des choses nuisibles. Et si elle était d’une quelconque utilité, alors les sorciers commenceraient par se faire un bien à eux-mêmes.

Pour ce qui est de sourate Al-Baqara, le Prophète Muhammad saws a dit qu’elle est inaccessible aux djinns. Dorénavant, prenez le temps de lire sourate Al-Baqara tous les jours. Ou bien écoutez une récitation de cette sourate tous les jours chez vous. Comme le Prophète saws a dit : « Ne faites pas de vos maisons des tombes, certes shaytan fuit de la maison dans laquelle est lue sourate Al-Baqara » d’après Abou Houreira, et rapporté par Muslim.

Pardonner, pour avancer… (chronique)

Pardonner, pour avancer… (chronique)

C’est la dernière personne que je pensais rencontrer en sortant de la mosquée après la prière de l’Aïd… Nos regards se sont croisés, et le seul chemin qui mène à la maison m’obligeait à passer à côté d’elle. Il n’a pas tardé à la rejoindre, et voyant son regard fixé vers l’avant, il a tourné la tête et m’a aperçu à son tour. Il a baissé les yeux, lui a chuchoté quelques mots à l’oreille et s’en est allé. Moi, j’étais comme une statue. La foule de gens qui sortait de la mosquée m’obligeait à avancer et je me suis retrouvée ainsi devant elle. S’apercevant de ma volonté de la dépasser sans un mot, elle m’a arrêté et m’a lancé sur un ton hésitant : « Me pardonneras-tu un jour ? »…

En rentrant chez moi, la famille était regroupée dans le salon. Je les ai salués brièvement et je me suis faufilée en douce vers ma chambre, j’avais besoin de me retrouver seule un moment.

Allongée sur le lit, tout le scénario me revenait en tête, comme un flash-back. Trois années étaient passées et je me disais que j’étais totalement rétablie de cette histoire. Mais en la croisant aujourd’hui, je me rends compte que je n’avais ni oublié, ni pardonné ce qui s’était passé…

Je ne suis sûrement pas la seule fille ayant rompu ses fiançailles pour une raison ou pour une autre. Mais j’imagine que ce n’est pas très commun, de voir sa meilleure amie épouser la personne qui a été un jour votre fiancé… On était amies d’enfance, on habitait la même ville et auparavant, des quartiers très proches. Nos deux familles ne se connaissaient pas trop, mais nous si… Enfin, c’est ce que je croyais !

Lui et moi, on s’était connu durant nos années d’études à l’université. On était de la même promotion, tous les trois… Nos fiançailles s’étaient déroulées après la cérémonie de remise des diplômes… Mais tout ne se déroulait pas vraiment comme on le souhaitait. On ne s’entendait plus. En adultes mûrs et réfléchis, on avait mis fin aux fiançailles… J’étais à la fois touchée par l’échec de ce projet et en même temps rassurée qu’on ait agi ainsi. Je préférais cela plutôt que d’avoir à affronter des divergences ultérieures une fois mariés…

Elle était au courant de tout, je lui racontais les tournures que prenaient mes fiançailles. Elle m’écoutait pendant des heures et n’avait jamais essayé d’influencer ma décision. Je lui faisais entière confiance et c’est ce qui m’a le plus empêché de pardonner ce qui s’était passé…

À la veille des vacances du nouvel an, je m’apprêtais à déménager à Lyon pour commencer un stage de pré-embauche. La séparation avec mes parents me pesait un peu, mais je trouvais que cela était une bonne occasion aussi, pour m’éloigner de la ville et changer d’idées… On se parlait au début, et puis nos discussions se faisaient rares. J’ai fait connaissance avec de nouvelles amies là-bas, et je m’étais totalement immergée dans ma nouvelle vie…

Une année est passée, et je suis rentrée passer une semaine à la maison. Ma famille était trop contente de me voir, mais je sentais qu’ils essayaient de me cacher quelque chose. Ils étaient aussi surpris de me voir débarquer pour leur faire la surprise… En fait, ils craignaient que j’apprenne la nouvelle de l’extérieur, et avaient fini par me l’annoncer lors du dîner…

C’était le choc. Ce n’était pas le fait qu’ils se soient marié une année après notre rupture qui m’avait surpris, je savais très bien qu’il ne comptait pas rester célibataire pour longtemps. Mais de là, à le voir épouser mon amie !

Elle m’a assuré qu’elle a hésité maintes fois. Elle voulait me contacter pour tout m’expliquer, mais à chaque fois, elle redoutait ma réaction… J’avais plié mes bagages à la fin de la semaine, et je suis rentrée à Lyon avec une amertume profonde. J’étais enragée, déçue, trahie…

Je refusais de répondre à ses messages, et petit à petit, je m’obligeai à reprendre mon quotidien pour éviter de penser à tout cela. J’allais de mieux en mieux, et je me faisais beaucoup de connaissances. Dans ma tête, cette histoire était du passé, j’avais tourné la page et je vivais pleinement mon présent. Lors de mon congé annuel, je rentrais à la maison et ça tombait bien, je passai le ramadan en famille. La singularité de ce mois a eu un grand impact sur mon moral. J’étais libérée de mon anxiété et me sentais très sereine… Jusqu’à cette matinée du Aïd.

Je croyais qu’une année passée loin de la ville me permettrait d’être indifférente au souvenir de cette époque, mais ce n’était pas le cas. Je l’ai su lorsque nos regards s’étaient croisés… Je n’ai pas du tout oublié, je n’ai pas encore pardonné…

Ce qui est perturbant, c’est que durant ce mois sacré, je m’étais appliquée à travailler sur ma personne, à être moins énervée, plus souriante, et plus tolérante… Et là, je me retrouve devant une situation qui m’intrigue. Puis-je faire l’impasse, encore une fois, sur tout cela et continuer à faire semblant comme si je ne l’avais pas rencontré ce matin ? Comment puis-je avancer si je ne me suis pas réconciliée avec cette histoire ?  Si je n’ai pas dépassé ce sentiment de colère vis-à-vis de ce qui s’est passé ?

Je pensais qu’en pardonnant quelqu’un, on lui accordait une faveur. Qu’on ne pouvait le faire si on se sentait encore touchée. Mais à vrai dire, je me sens de plus en plus dans le besoin de le faire pour moi-même. Pour me libérer, pour aller de l’avant…

 Aurai-je le courage de le faire ? Lui pardonnerai-je vraiment ?…