Face à une islamophobie décomplexée et au monopole des médias, jamais nous n’aurions cru qu’enfin viendrait le jour où l’on donnera la parole à celle que la France ne semble pas vouloir entendre. Sara El Attar, l’a fait. Elle est venue, elle a vu, elle a vaincu. Une victoire médiatique portée dans le cœur de toute la communauté qu’elle a rendu fière. Et surtout dans le cœur de toutes les femmes musulmanes à qui elle a rendu leur dignité de femme forte, et légitimité d’être humain en France.

Sara El Attar, la brillante éloquente

Enfin ! Après plus de 80 débats médiatiques sur les femmes voilées, mais sans les femmes voilées, CNEWS a décidé d’inviter Sara El Attar pour son émission l’heure des Pros avec Pascal Praud. Que dire, un très bon combat de boxe oral. Face aux personnes présentent pour ce débat, dont Elisabeth Lévy connue pour sa virulence, Sara El Attar a dompté la horde.

Tous les points sur lesquels les femmes musulmanes doivent constamment se justifier, Sara El Attar y a répondu avec maîtrise et assurance. Une prestation qui nous l’espèrons amènera le public à remettre en question leurs préjugés. Car oui, les préjugés sont vite partis en fumée dès l’instant où elle a imposé son esprit.

D’ailleurs, en parlant de préjugés, il est important de noter que le fait que Sara El Attar n’est pas une turbanista, mais bien une hijabi fait toute la différence. Car ce sont celles qui portent le hijab de la manière correcte qui sont la première cible de l’islamophobie, et des préjugés en tout genre.

Une victoire pour les femmes musulmanes

Nous sommes nombreux à penser que très probablement ce débat allait se passer de la même manière que d’habitude. Ou bien parce que la personne invitée n’est pas représentative de la majorité (ne parle pas français et/ou propos tenus contraire à la réalité). Ou bien parce que la personne invitée est sur la défensive tout le long du débat, ce qui ne fait que nourrir la virulence de ses détracteurs. Mais là non. Sara El Attar était préparée et prête à faire ce combat et le gagner.

Une victoire reconnue amèrement par Pascal Praud disant que Sara El Attar est “manifestement brillante, très intelligente, très argumentée, et très solide sur ses convictions”. Comme si c’était improbable d’avoir toutes ces qualités et de porter un foulard. Et comme si, surtout, elle serait une exception. Que dire, de toutes ces femmes musulmanes qui portent un hijab et qui sont diplômées, parlent plusieurs langues, dirigent des entreprises, sont engagées dans divers projets et associations, excellent dans plusieurs domaines… Elle est l’arbre qui cache la forêt. Forêt dont il va falloir admettre l’existence pour un vivre-ensemble plus sain.

Ce que les femmes musulmanes doivent retenir de l’intervention de Sara El Attar

Mesdames, tout d’abord vous êtes légitimes. Ne laissez donc jamais personne vous dicter votre manière de vivre ou de vous habiller. C’est votre corps, votre propriété, vos règles. Alors connaissez vos droits, et soyez fière d’être une femme musulmane qui porte un hijab. Ce hijab protège votre corps pour imposer votre cerveau. Alors ne craignez pas d’être différente, ça n’a jamais été un défaut. Si ce n’est dans les yeux de l’ignorant prétentieux.

Ensuite, l’islam pousse à s’instruire pour développer sa personnalité, son intellect, et son raisonnement. En cela, Sara El Attar est un bon exemple. Nombreux sont ceux qui ont fait remarquer son éloquence et sa pugnacité. Ces qualités ne sortent pas nulle part. Elles s’apprennent, se cultivent, et se travaillent. Alors faites du développement de votre savoir une priorité, pour être prête en toute circonstance. Et surtout, entourez-vous de personnes qui vous feront grandir de toutes les manières possibles. Les personnes toxiques, dont les paroles sont vides, et dont le comportement ne vous rend pas meilleure, sont à écarter de votre entourage pour le bien de votre esprit.

Enfin, ce passage s’adresse surtout aux plus jeunes d’entre nous. Étudiez, soyez constante dans votre parcours scolaire et universitaire, et devenez la meilleure dans votre domaine. Croyez-le ou non, l’université est un très bon endroit pour déconstruire les préjugés. Lorsque la fille voilée est la meilleure de sa promo, tout d’un coup l’idée d’une possible soumission est impossible. Ceci en raison du fait que ça ne colle pas du tout à l’image de cette excellente étudiante, brillante, confiante, et intelligente. Alors, brillez avec ce foulard qui impose votre cerveau avant votre corps.

Ce que les islamophobes doivent retenir de ce débat

Sara El Attar est l’arbre qui cache la forêt. Loin d’être une exception dans la communauté musulmane, elle est un aperçu de la force et du pouvoir des femmes musulmanes qui portent le foulard. Des femmes indépendantes à qui la tenue vestimentaire ne sera dictée par personne. Car elles ont un cerveau, et elles l’utilisent. Elles ont des capacités, et les mettent à disposition. Elles ont une dignité, et s’assurent que cette dignité sera respectée.

Aussi, le voile étant un morceau de tissu sans signification aucune pour les femmes musulmanes, cessez donc de lui coller des étiquettes. À elles, et à leurs foulards. Une femme musulmane qui couvre son corps est une femme qui dispose librement d’elle-même. Une femme qui a décidé qu’elle ne sera pas accessible au premier venu. Une femme qui faudra par conséquent respecter pour son esprit, et ses nombreuses qualités intellectuelles. Une femme qui, dans le cas présent, vit en France, participe à la société, et en fait donc partie. Concentrons-nous alors sur des sujets plus importants, et dont les dégâts sont réels. Car jusqu’à preuve du contraire le foulard n’a aucun pouvoir, pas même celui de s’exprimer. Sinon, croyez-nous, ils pleureraient tous les matins du fait des épingles que l’on plante dedans pour les faire tenir.

Pour conclure, comme certains diraient : ” Elle a plié le game !”. Bravo à Sara El Attar et masha’ Allah pour cette prestation qui nous a rendu fières.

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