Il y a des moments au cours de l’année où l’on est prise d’un élan qui nous pousse à faire un grand tri dans nos affaires. Un tri qui nous fait prendre conscience que l’on a trop de choses. Et qu’il faut se débarrasser de certaines d’entre elles. Parmi ces choses : les vêtements que l’on ne veut plus, ou qui sont usés.

1ère catégorie : les vêtements qu’on peut toujours porter

Il convient bien-entendu de se mettre d’accord sur la définition d’un vêtement toujours portable. C’est un vêtement en très bon état qui n’est plus à votre goût. Ou bien, que vous n’avez presque jamais porté. Il est bien-entendu lavé et propre.

Option 1 : les revendre sur via des sites comme : Vinted, Ebay, Lucky Find, U got a wish… Si c’est des vêtements de marque, ou de luxe, ils sont vendables sur des sites comme : Vide Dressing ou Vestiaire Collective. Sinon, il est possible de les vendre en organisant un open dressing chez vous, ou sur les réseaux sociaux !

Option 2 : les donner à des associations qui récupèrent les vêtements pour les revendre (solution écologique, car souvent dans le périmètre), ou pour les distribuer (moins écologique du fait du transport des vêtements). Parmi ces associations, il y a : le Secours Populaire, Emmaüs, La Croix-Rouge, Tissons le Solidarité, et beaucoup d’autres selon les événements et les périodes.

Option 3 : passer une annonce sur le site recupe.net pour faire un don de vêtements (il est également possible de donner tous types de choses). Ou bien faire un dépôt dans des conteneurs Relais proches de chez vous (où il est possible de déposer les chaussures et le linge de maison).

2ème catégorie : Ceux qui sont vieux et usés, voire en très mauvais état

Cette catégorie est généralement celle des vêtements que l’on a souvent portés, et sur lesquels le temps a fait son effet. Il n’est pas possible de les vendre, et encore moins d’en faire don. L’idée est donc de les recycler, permettant ainsi de faire un éco-geste. Bien-entendu, ils doivent être lavés et propres.

Option 1 : pour celles qui aiment bricoler et coudre, il est possible d’utiliser le tissu des vêtements pour en faire des coussins, sacs, couverture patchwork… Et de les customiser, et les teindre par la même occasion.

Option 2 : utiliser les vêtements usés comme textiles ménagers. Par exemple, les tee-shirts peuvent servir de serviettes-éponge, les pulls de chiffons à poussière…

Option 3 : les déposer auprès d’ONG qui sont en charge du recyclage de vêtements et de textiles, comme : la Fibre du TriÉcotextileGebetex… Il faut bien penser à vérifier ce qu’elle accepte.

Option 4 : les déposer chez H&M qui vous donnera un bon de 5€ en échange de 3 textiles donnés (linges de maison inclus). Vous pouvez donner jusqu’à 6 vêtements par jour, le bon est valable sans durée sur 30€ d’achat.

Option 5 : les déposer dans des conteneurs relais proches de chez vous. Il se charge de faire le tri pour sélectionner ce qui part au recyclage. D’ailleurs, il est également possible de se débarrasser de tous types de textiles (rideau, nappe, serviette, chaussures….).

3ème catégorie : les vêtements que l’on ne possède pas

Ici, il s’agit des vêtements que l’on a pas achetés, faisant ainsi le meilleur de tous les éco-gestes. En effet, il faut apprendre à savoir acheter moins et mieux. Acheter selon ses besoins réels pour ne pas se retrouver encombrée de choses qui seront inutilisées, ou pire, oubliées.

En tant que musulman, notre éthique doit dicter notre manière de vivre et de consommer. En se posant la question de savoir qu’est-ce qui motive réellement l’achat. Est-ce le besoin, ou le désire ? Car pendant que cette question se pose, d’autres possèdent une seule paire de chaussures, trouées depuis des mois.

De ce fait, s’il y a réellement une envie maladive d’acheter des vêtements, autant lier l’utile à l’agréable, et acheter pour ceux qui ont en besoin. En les enrichissant de ce que nous possédons. Car en islam, il est interdit de laisser dormir une richesse, ou de l’accaparer. Même si cette richesse est un bien comme un vêtement ou de la nourriture.

Dès à présent, ces vêtements ne seront plus un souci. Les possibilités de leur donner une nouvelle vie sont nombreuses, pratiques, écologiques, et peuvent même rapporter. Nous devons être responsables du cycle de vie de ces vêtements, en préservant notre environnement. Mais aussi en nous interrogeant sur notre manière de consommer. Devenant ainsi, des consommatrices responsables et conscientes, et non des collectionneuses et accumulatrices compulsives.

Laissez un commentaire !