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Victime de racisme, quel espoir en l’avenir ?

Par Joumana

Publié le 13 décembre 2015
Rubrique : Actualité

Ce qui est rassurant lorsque nous parlons de racisme, c’est que nous ne naissons pas racistes. Le cours de l’histoire nous l’a démontré. Malcolm X, Gandhi, ou encore Martin Luther King ont réussi à renverser l’ordre établi. Ils ont fait sorte de rendre à nouveau « humain » ces humains qu’on ne considérait plus comme tel. 

Un climat épris d’injustice

De nos jours, l’islamophobie est au centre des débats. Tous les jours, les médias enveniment un peu plus la situation en stigmatisant les musulmans. On assiste ainsi à une montée du racisme à l’égard des musulmans. Ce racisme qui peut aussi se rapporter à nos origines se manifeste notamment dans le secteur du travail. Il crée par conséquent une atmosphère difficilement supportable. Nous aimons, en tant qu’être humain, jouir des mêmes droits que l’autre. L’injustice à laquelle nous devons faire face ne peut nous laisser insensible. En effet : « pourquoi Abderrahmane ne serait pas pareil que Jean Luc sur le CV ? ».

Comme Einstein l’avait dit : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé ». Améliorer, et faire changer les choses, demandent du temps. En basant sa perception de l’autre sur des préjugés, et des clichés, le raciste ancre en lui une haine envers cet autre qu’il ne comprend pas. C’est ainsi que des personnalités politiques telles que Nadine Morano parle de « race » blanche. Des termes utilisés au XIXème siècle pour classifier les peuples selon des critères morphologiques par exemple.

Soyons actives contre le racisme

Tout comme la génétique a réussi à anéantir cette idée de « race », n’y a t-il pas de solutions pour détruire ce rejet de l’autre basé sur son appartenance à une religion, ses opinions, son origine ? Des organismes tels que le CCIF (collectif contre l’Islamophobie en France), ou d’autres combattant le racisme, peuvent nous aider à dénoncer des actes de discrimination pour faire justice. Il est important pour nous de nous instruire, nous éduquer, pour faire valoir nos droits.

Aussi, le débat constructif avec l’autre peut être une manière saine d’amener la remise en question de ses opinions. Car souvent, le racisme est dû à de l’ignorance. Il ne s’agit donc pas d’inciter à la haine dans le sens opposé, mais plutôt d’amener le respect et l’acceptation mutuelle. Nous sommes « libres et égaux en droit ».

Inciter à l’éducation, aux études

Se mettre des barrières, se dire que nous n’avons aucune chance de pouvoir avoir les mêmes possibilités que les autres à cause de nos origines, ou notre religion, est une grosse erreur. Il est important de ne pas s’enfermer dans certains préjugés. Certaines entités seront discriminantes, d’autres non. Concernant le foulard, il est clair qu’en France la situation est difficile, mais il ne faut jamais perdre espoir, et poursuivre ses rêves.

Il est primordial d’inciter les jeunes à étudier, à poursuivre leurs rêves. Les inciter aussi à voir des possibilités, des opportunités et non des freins ou des obstacles. Un exemple concret reste les collèges ZEP. Beaucoup d’élèves issus des minorités perdent espoir, et ont peu d’ambition quant à leur avenir. Pourtant, ces mêmes élèves ont d’énormes capacités. Nous devons donc, les aider dans leur parcours, les valoriser et leur redonner cette envie de poursuivre leurs rêves. Il est important de leur donner des modèles de réussite. Ces « bons » élèves d’aujourd’hui seront des modèles plus tard, des pionniers du changement. Le savoir est une arme contre l’injustice.

L’autre, qui est-il ? Connaissons-nous l’autre ?

Souvent, être victime de racisme nous pousse à agir de façon réciproque. Nous nous enfermons ainsi dans une bulle et nous généralisons. Pour éviter de développer des idées à tendance racistes, nous devons apprendre à connaître l’autre, sa culture, sa façon de vivre. Une bonne manière d’ouvrir son esprit est de voyager, lire, s’instruire sur cet autre. Plus nous apprenons, et moins nous jugeons.

Aussi, confronter l’autre à notre vécu peut impacter sa vision des choses. Dans son récit autobiographique « Dans la peau d’un noir », J.H. Griffin, nous rapporte son expérience : après s’être noirci la peau grâce à des pratiques médicales, il se confronte à la vision du « blanc ». Les résultats sont consternants. Il a pris conscience de l’injustice et de la ségrégation auxquelles ils faisaient face. Se mettre à la place de l’autre peut bouleverser sa vision des choses.

Bobby Seale l’avait dit : « Vous ne combattez pas le racisme avec le racisme. Le meilleur moyen de combattre le racisme est avec la solidarité ». Nous sommes tous des êtres humains avec nos faiblesses, nos soucis et notre vécu. En fraternisant, et se solidarisant avec l’autre, nous partageons. L’autre apprend à nous connaître et à nous respecter. Le Prophète saws, qui avait le meilleur comportement, agissait toujours avec tolérance et respect envers l’autre. Aussi, aujourd’hui, nous pouvons constater les fruits du mixage culturel : plus il y a de mélange, plus il y a d’interactions entre les cultures et plus on accepte l’autre.

En ces temps de racisme et d’islamophobie, le plus important est de garder foi et espoir en Dieu. Il nous éprouve et nous couvre de ses bienfaits ensuite. Et puis, les temps évoluent, bientôt de nouvelles entreprises changeront la perception actuelle de l’autre !

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